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Le tour du monde sans escale avec Voyager

Si bien des records du monde en tout genre sont détenus par des avions prestigieux ou insolites, le premier tour du monde sans escale et sans ravitaillement appartient à un frêle engin : Voyager. Conçu par Burt Rutan, alors vice-président du fabricant aéronautique Beechcraft, Voyager aura nécessité plusieurs milliers d’heures de travail.

Burt Rutan n’en est pas à un coup d’essai. Par le passé, il s’est déjà illustré avec quelques exercices de style.

Le Voyager de Burt RutanHybride de catamaran et de planeur d’une envergure de trente trois mètres et faisant un usage intensif de nouveaux alliages, Voyager maintient le style cher à Burt Rutan, l’aile dite canard à l’avant qui lui assure une plus grande sécurité. Voyager emporte près de cinq tonnes de carburant pour alimenter ses deux moteurs. Ils devaient lui assurer une vitesse de croisière de 240 km/h qui se stabilisera à 130 km/h. Le moteur avant ne sert que pour les phases ascensionnelles. Il est coupé afin d’éviter les perturbations de l’air au contact de l’aile avant. Pour le reste, la chasse au moindre kilogramme superflu fut draconienne. Il n’a ainsi été fait appel qu’à deux kilogrammes et demi de peinture. Chaque kilogramme supplémentaire nécessite en effet trois kilogrammes de carburant. Après un premier vol de quatre jours et demi en juillet, l’équipage de Voyager, Dick Rutan et sa compagne Jeana Yeager s’élance le 14 décembre 1986 de la base américaine d’Edwards. Les 42.000 kilomètres seront parcourus en neuf jours. Pendant ce fabuleux périple, ils ont croisé les îles Hawaï, les Philippines, le sud de l’Inde, traversé l’océan Atlantique en suivant l’équateur puis longé la côte américaine pour rallier leur point de départ californien.

Il convient de rappeler qu’à la performance technique s’ajoute la performance humaine, l’équipage a, en effet, vécu plus d’une semaine dans un habitacle de deux mètres carrés dans un environnement sonore de 105 décibels, l’équivalent d’un marteau piqueur.

Le Voyager est maintenant exposé au National Air and Space Museum aux côtés du Wright Flyer, du Spirit of Saint Louis et du Bell X-1.

Bibliographie :

  • L’histoire fabuleuse de Voyager, Jeana Yeager, Dick Rutan, Albin Michel, 1988

Le Voyager Golden Record

Lancée en 1977, la sonde spatiale Voyager 1 a maintenant atteint le bord du système solaire. Premier et le seul objet que homme a fait entrer dans l’espace interstellaire, la sonde emporte un vidéodisque nommé le Voyager Golden Record.

Voyager ILe Voyager Golden Record est un disque embarqué à bord des deux sondes spatiales Voyager, lancées en 1977. Ce disque contient des sons et des images sélectionnés pour dresser un portrait de la diversité de la vie et de la culture sur Terre et est destiné à d’éventuels êtres extraterrestres qui pourraient le trouver.

Sur le couvercle du vidéodisque est gravé le schéma explicatif du mode de lecture ainsi que les symboles inscrits sur la plaque de Pioneer. Le disque lui-même comprend de nombreuses informations sur la Terre et ses habitants, allant des enregistrements de bruits d’animaux et de cris de nourrisson, jusqu’au bruit du vent, du tonnerre ou d’un marteau-piqueur. Sont aussi compris les enregistrements du mot « Bonjour » dans une multitude de langues, des extraits de textes littéraires et de musique classique et moderne.

Voyager I est parvenu à une distance d’environ 18 milliards de kilomètres du soleil. Il voyage à une vitesse de 17 kilomètres par seconde. Il faut à présent 16 heures et 38 minutes pour que ses signaux radio atteignent la Terre.

Souhaitons une bonne chance à tout étranger qui croise Voyager et sera capable de comprendre comment extraire le sens de ces différentes informations.

Source : Wikipédia

Voyager I

Qui se souvient encore de la sonde Voyager I ?

Lancé le 5 décembre 1977, Voyager I, suivi de Voyager II, a traversé le système solaire et est l’objet conçu par l’homme le plus éloigné de notre planète. Voyager I a atteint les confins de notre système où le vent solaire n’est plus mesurable. En effet, la sonde se trouve à présent à la respectable distance de près de 18 milliards de kilomètres, soit près de 430 mille fois le tour de la terre !

Voyager IUne simple pensée à l’état de l’art de l’industrie électronique et informatique au milieu des années 70. D’un poids total à peine supérieur à 700 kilos, Voyager I emporte entres autres instruments de mesure un ordinateur de bord qui semblerait bien dérisoire de nos jours. Il a cependant permis de maintenir le module en vol pendant plus de 33 ans jour pour jour.

Les sondes Voyager ont encore assez d’énergie pour communiquer avec la Terre jusqu’en 2020, selon les estimations des ingénieurs de la NASA.

Plus de détails sur la page Wikipédia consacrée à Voyager I et sur le site de la NASA dédié au programme Voyager.