Spoutnik

Dans la course acharnée à la conquête spatiale qui a suivi la fin de la seconde guerre mondiale et dont l’un des aspects fut la course pour Pennemünde, le centre de recherches spatial allemand et ses précieux chercheurs, créateurs des redoutables bombes volantes V1 et V2, l’URSS a, le 4 octobre 1957, remporté une victoire psychologique avec le lancement de Spoutnik I, le premier satellite artificiel de la terre.

D’un diamètre de cinquante-huit centimètres et d’un poids de quatre-vingt-quatre kilogrammes, Spoutnik I, tel un boulet de canon amorphe, effectuera quatorze cent révolutions. Ses deux émetteurs fourniront des données pendant trois semaines, date d’épuisement de leurs batteries. Son orbite basse, d’environ deux cent vingt kilomètres, a eu pour effet de le désintégrer au bout de quatre-vingt-douze jours.

Ce coup de force sera réitéré un mois plus tard avec le lancement de Spoutnik II, premier satellite habité par la chienne Laïka.

Cette lutte fratricide connaîtra un autre épisode en faveur de l’URSS. Le 12 avril 1961, Yuri Gargarine devient, à bord du vaisseau Vostok I, le premier homme à quitter la Terre et son atmosphère. Il effectue, à cette occasion, une révolution autour de la Terre à une altitude de trois cents kilomètres. Il sera suivi en 1963, par la première femme cosmonaute, Valentina Tereschkowa, âgée alors de vingt-six ans et, en 1965, par la première sortie spatiale effectuée par Alexei Leonov.

Cet affront relancera la course à la conquête de l’Espace et ne sera lavé par les Américains que par l’alunissage de la mission Apollo XI et les premiers pas historiques de Neil Armstrong, dans la mer de la Tranquillité, le 20 juillet 1969.


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