L’Ekranoplane, le monstre de la Mer Caspienne

Pendant quelques années les satellites espions américains avaient repéré un étrange engin de grande taille glissant à la surface des eaux de la Mer Caspienne à une vitesse de 600 kilomètres par heure. Avec l’éclatement de l’Union Soviétique et les nouvelles volontés de commercialisation internationale, les ingénieurs russes ont vendu la mèche de ce qui fut appelé le Monstre de la Caspienne.

Cet engin mystérieux est un extraordinaire avion-hydroglisseur exploitant au maximum l’effet de sol utilisé par les albatros pour planer juste au dessus des vagues. Cet effet a notamment été exploité par le Dornier Do X pour réduire la consommation de carburant lors de son tour du monde.

Appelé Ekranoplane, il mesure 100 mètres de long, 15 mètres de haut et 30 mètres d’envergure. Il vole et glisse à 2 mètres de la surface de la mer sur le coussin d’air qui se forme entre ses ailes, son fuselage et l’eau. Au décollage, deux réacteurs placés à l’avant dirigent leur poussée juste sous les ailes.

Le coussin d’air se construit progressivement tandis que l’avion se soulève et accélère grâce à deux turbopropulseurs placés au dessus de l’empennage arrière. Si nécessaire, il peut manœuvrer jusqu’à une altitude de 600 mètres. Les avantages du coussin d’air font de l’Ekranoplane un véhicule unique en son genre, utilisable comme cargo et pour le transport de passagers. La traînée d’air par exemple n’est que 30% de ce qu’elle serait sur un avion. Résultat une étonnante économie d’énergie. La consommation de l’Ekranoplane par tonne de fret est inférieure à celle d’un bateau classique de même taille et sa vitesse est 15 fois supérieure. Les Hovercrafts comme ceux qui traversent la Manche (mais qui eux ne volent pas) se traînent à une vitesse 3 à 5 fois inférieure ! Enfin, l’avion Russe peut transporter 150 passagers ou 28 tonnes de fret sur 2000 km soit 50% de plus qu’un avion cargo de même puissance.

Aux Etats-Unis, les travaux d’Alexander Lippisch ont porté sur des recherches similaires mais avec des prototypes bien moins imposants.

L’Ekranoplane serait-il la future solution aux problèmes de coûts de l’énergie, ne serait-ce que pour les transports trans-atlantiques ?

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