Le Deux-Ponts

L’immédiat après-guerre voit les compagnies aériennes se recréer et tenter de reconstituer leur flotte souvent à partir de DC3 transformés.

Avion résolument atypique, le Deux-Ponts, plus officiellement connu comme le Bréguet 761, 763 puis 765, est ce que l’on peut qualifier de bizarrerie. Ses deux ponts peuvent, en fonction de l’aménagement accueillir jusqu’à 107 passagers ou 59 passagers sur le pont supérieur, le pont inférieur étant alors dédié au transport de fret dans la version mixte. Cet avion hybride, s’il est sur certains plans un précurseur en étant le plus gros porteur français dans les années 1950, n’apporte qu’une réponse incomplète aux questions que vont se poser les transporteurs civils car se révélant rapidement dépassé et sous dimensionné. Ainsi, une trentaine d’années après, on verra des avions totalement dédiés au transport de fret assurer des liaisons transatlantiques en toute rentabilité.

Rapidement détrôné par les avions à réaction, la carrière du Deux-Ponts ne durera pas longtemps et les quelques appareils achetés par Air France finiront leur carrière à l’Armée de l’Air au profit notamment de la Caravelle. Le seul exemplaire encore visible se trouve en bordure de pistes de l’aérodrome de Fontenay-Tresigny, transformé en restaurant.

Il faudra attendre 2005 pour revoir décoller un avion à deux ponts, l’Airbus A380.


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