L’Arc en Ciel

Avec l’aide de l’ingénieur René Couzinet qui a depuis longtemps l’idée d’un avion transatlantique, Jean Mermoz tient à démontrer la régularité de l’avion pour le service postal transatlantique. En dépit des diktats d’une administration française récalcitrante, il effectue, à bord de l’Arc en Ciel, le vol Paris – Dakar – Natal – Buenos Aires dans la semaine du 12 au 17 janvier 1933. A l’arrivée, René Couzinet qui a participé exceptionnellement au vol tend au commandant de l’aérodrome, l’autorisation ministérielle du vol. Celle-ci aurait disparu avec l’appareil en cas d’accident.

L’exploit de l’Arc en Ciel se démarque des tentatives précédentes en ce sens qu’il s’agit de la première traversée qui ne soit pas effectuée par un hydravion comme le réclament alors les services techniques français. Résolument moderne, sa conception, il dispose de trois moteurs accessibles en vol, a permis d’éviter que le retour ne se transforme en catastrophe lorsque, au-dessus de l’océan, son moteur gauche commence à perdre de l’huile.

Malgré ses succès et sa conception résolument moderne, l’Arc en Ciel ne réussira pas à vaincre les rigidités administratives et connaîtra qu’une carrière malheureusement anecdotique.


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