La station orbitale Mir

Depuis sa mise en orbite par un lanceur Energia en 1986 et après les nombreuses missions des stations Saliut, les équipages de la station orbitale Mir, véritable laboratoire orbital d’observation de la vie humaine hors gravité, battent régulièrement des records de longévité de séjour en apesanteur. On assiste alors à des scènes épiques, le 30 décembre 1987, le spationaute Romanenko qui revient d’un séjour de 326 jours en orbite est transformé en véritable mutant au point où celui-ci est incapable de se mouvoir seul. C’est pour pallier à ces conséquences que le spationaute Valéry Poliakov, avant son retour sur Terre le 22 mars 1995 après un séjour record de 439 jours, a suivi un programme spécial deux mois avant son retour.

C’est à bord de Mir, alors en orbite depuis six ans, que le spationaute Krikaliov, parti le 18 mai 1991, vivra la chute du gouvernement qui l’y a envoyé, ce fut la fin de l’Union Soviétique. Faute de moyens et surtout d’organe de décision, sa mission durera dix mois au lieu des cinq prévus à l’heure de son départ. Pour ces dix mois, Krikaliov recevra une prime de 150.000 roubles soit 7.500 francs.

L’été 1995 aura vu franchir un pas dans la construction d’une future station orbitale internationale. En effet, Russes et Américains ont, pour valider le processus de collaboration, montré d’une façon éclatante qu’ils étaient capables de travailler ensemble en organisant une rencontre spatiale entre Mir et la navette spatiale américaine Atlantis. Cette rencontre, effectuée à une altitude de deux cent quatre vingt treize kilomètres d’altitude, a permis de créer les conditions de cette future collaboration en profitant de l’expérience russe en matière de séjour orbital et américaine avec leur « camion de l’espace ».

Le 23 mars 2001 verra la fin de la station Mir avec un ballet de débris précipités dans l’Océan Pacifique, spectacle dont profiteront bien peu de personnes.

Bibliographie


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