La Caravelle

C’est avec un vol de vingt deux minutes que la Caravelle a pris contact avec le milieu qui sera le sien pendant près de trente ans. Biréacteur commercial de quarante tonnes emmenant soixante dix passagers à 770 kilomètres à l’heure, cette première présentation le 27 mai 1955 marque la présence de la France dans l’aviation civile moderne. Si Air France abandonnera la Caravelle en 1981, sa carrière continuera encore une dizaine d’années au sein de compagnies plus modestes comme Air Inter, Air Corse et d’autres plus exotiques…

Dans ces années quatre vingt où les avions modernes utilisent au mieux les techniques de sustentation, la Caravelle rappelle davantage le planeur avec ses ascensions et ses descentes douces. Cette qualité lui a déjà permis de réaliser, le 16 avril 1959, un vol plané de Paris à Dijon, soit deux cent soixante cinq kilomètres, en quarante six minutes.

Le Centre d’Essais en Vol de Brétigny sur Orge a longtemps profité des services de la Caravelle pour les campagnes d’essais dits Zero-G. Ces campagnes en apesanteur ont toujours tenu une place spectaculaire dans la préparation des cosmonautes français. Ils consistent à effectuer un vol en cloche pendant lequel la situation d’apesanteur artificielle créée dans la cabine se rapproche des conditions vécues lors des vols spatiaux.

Il n’y a aujourd’hui plus de Caravelle en vol mais il n’est pas rare de voir sa silhouette caractéristique sur un aéroport français ou dans un musée dont Aeroscopia à Toulouse.


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