L’hélicoptère Alouette

Présentée pour la première fois au salon du Bourget de 1957, la silhouette familière de l’Alouette II a longtemps sillonné les airs de nombreux pays sous les couleurs diverses de la gendarmerie, de la protection civile ou encore des pompiers.

Alouette

Le programme Alouette commença pourtant mal avec un modèle dont la construction s’avéra trop complexe pour qu’une production de série ne puisse être envisagée.

Alouette II

Dotée d’une motorisation à base de turbomoteurs, Alouette II corrige les défauts initiaux du programme. Cet hélicoptère léger, le premier hélicoptère au monde certifié avec une turbine à gaz, connaîtra rapidement le succès grâce à son bon niveau de performances. C’est à bord d’une version conçue à l’origine pour les forces armées indiennes baptisée Lama que Jean Boulet a détenu le record d’altitude en hélicoptère avec 12.442 mètres en juin 1972.

Alouette II
Avec sa grande sœur l’Alouette III, l’année 1970 voit naître le deux millième exemplaire produit.

Alouette III

La société Sud-Aviation a rejoint le groupe SNIAS, plus connu sous le nom d’Aérospatiale, afin de former un nouveau groupe plus apte à affronter les lois de la concurrence moderne.

Si l’Alouette II affichait des performances brillantes, l’hélicoptère commençait à s’essouffler au-delà de 3.000 mètres d’altitude. L’étude d’une version plus puissante, avec une aérodynamique améliorée, ce qui permit d’accroître la capacité de l’appareil donna naissance à l’Alouette III pouvant emporter sept personnes (un pilote et six passagers).

Alouette III

La possibilité d’effectuer des évacuations au treuil et la bonne adaptation de la cabine aux missions sanitaires ont fait de l’Alouette III un appareil longtemps prisé pour toutes les missions de sauvetage. Ainsi, le dernier appareil n’est retiré du service que le 19 octobre 2009 et est à présent exposé au Musée de l’Air et de l’Espace à l’aéroport du Bourget à Paris.

Plus de 2.700 appareils, tous modèles confondus, ont été produits.


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