Le Gyroptère d’Alphonse Papin et Didier Rouilly

Si les avions actuels ont un fâcheuse tendance à se ressembler tous, il n’en n’a pas toujours été ainsi. Les débuts de l’aviation ont été en effet d’une créativité sans limite. Dans ce registre, le Gyroptère d’Alphonse Papin et Didier Rouilly n’est pas en reste.

Décrit dans un brevet datant de 1911, l’idée est de reproduire le vol d’une samare. Cela se traduit en 1913 par un prototype, nommé Chrysalide, doté d’une aile de 17 mètres d’envergure tournant autour de la cabine de pilotage.

Un moteur d’avion tournant à 1 200 tours par minute actionne un ventilateur propulsant de l’air à une vitesse de 100 m/s jusqu’à l’extrémité de l’aile creuse d’où il s’en échappe. L’aile est mise en rotation par la poussée de l’air qui s’échappe par une ouverture ovale placée perpendiculairement à l’aile. Une partie de l’air est divertie pour actionner une tuyère auxiliaire devant maintenir immobile la cabine de pilotage dont l’orientation peut alors être contrôlée par le pilote.

Après un premier essai non concluant le 31 mai 1915, le projet du Gyroptère de Papin et Rouilly sera abandonné par manque de financement.

D’autres projets seront initiés sans connaître d’aboutissement. La technique du Gyroptère resurgit avec l’arrivée des drones miniatures, notamment développés par Lockheed Martin.

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