Concorde

C’est à bord d’un Concorde qu’en 1993 une croisière de luxe a revisité le rêve de Jules Verne en assurant un tour du monde en quatre-vingts heures. Exploit que seul Concorde, unique avion supersonique commercial au monde, pouvait assurer. Concorde est aussi le détenteur du record du tour du monde d’ouest en est. Affrété le 15 août 1995 par un riche homme d’affaires américain, Concorde effectua le vol New-York – Toulouse – Dubai – Bangkok – Honolulu – Acapulco – New-York en trente et une heures et vingt sept minutes, soit une durée inférieure à celle de la traversée de l’océan Atlantique par Charles Lindergh quelque soixante dix ans plus tôt !

Si Concorde constitue sans conteste un succès technologique, il n’en représente néanmoins, par son coût d’exploitation particulièrement élevé, un considérable échec commercial qui condamne la suite du programme et retarde de plusieurs décennies toute autre aventure dans le domaine du vol supersonique commercial. En effet, s’il a excité la convoitise de nombreuses compagnies aériennes, celles-ci furent, à l’exception de deux, toutes découragées par les frais d’entretien exorbitants.

Sous l’impulsion du Général de Gaule, le projet Concorde démarra au début des années soixante avec les premiers essais en soufflerie six mois seulement après le lancement du projet, mais le premier essai supersonique n’interviendra qu’en 1970 et la première exploitation commerciale en 1976. Celle-ci donna lieu à un décollage simultané à Heathrow et à Roissy, respectivement pour Bahreïn et pour Rio de Janeiro. En raison de contraintes de vol extrêmes – la température de son nez s’élevant de cent trente degrés en vol a amené l’utilisation de matériaux nouveaux – Concorde mérite son qualificatif d’avion commercial le plus testé au monde.

Fin de vie

Ne s’étant remis que très difficilement de la catastrophe de Gonesse et des suites de la tragédie du 11 septembre 2001, les dernières heures du Concorde ne furent pas glorieuses et Concorde tira sa révérence définitive en 2003.

Les divers exemplaires furent répartis entre divers musées à travers le monde, dont, le dernier en date, Aeroscopia à Toulouse.

Le prototype 001 est désormais exposé dans un hangar du Bourget après avoir subi une cure de jeunesse nécessaire après son séjour d’une vingtaine d’années sur le tarmac de cet aéroport.

Bibliographie


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