Archives de catégorie : nouvelles énergies

Solar Impulse

Petit-fils d’Auguste Piccard, Bertrand Piccard prévoit de traverser l’Atlantique à bord de « Solar Impulse », un avion fonctionnant à l’énergie solaire, avant de tenter en 2011 un tour du monde digne des pionniers de l’aviation.

L’appareil, construit en fibre de carbone, portera une surface de 250 mètres carrés de panneaux solaires sur des ailes d’une envergure de 80 mètres, soit l’équivalent de celles d’un Airbus A-380 de 580 tonnes. Le « Solar Impulse » ne pèsera cependant que deux tonnes et un unique pilote occupera son cockpit exigu.

D’un coût estimé de 70 millions d’euros, le projet n’a pas pour ambition de préfigurer un appareil de ligne commerciale propulsé à l’énergie solaire, mais veut stimuler des idées pour des modes de déplacement plus propres.

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L’avion nucléaire

Face à la crise pétrolière qui se présente, les compagnies aériennes commencent à annuler les liaisons les moins rentables, l’avenir de l’aviation telle que nous la connaissons paraît menacé. En effet, aucune énergie ne paraît pouvoir prendre le relais. A commencer par l’électricité. Mais quid du nucléaire ?

Convair NB-36HSi, aujourd’hui, personne n’accepterait de voir des essais de vol à propulsion nucléaire, des essais ont été menés dans les années 1950 par l’USAF dans le cadre du programme de bombardier à propulsion nucléaire (système d’armes WS-125A). Un exemplaire unique de Convair NB-36H servit à mener des tests avec un réacteur nucléaire embarqué d’une puissance de 1000 kilowatts. Ne servant pas à la propulsion, le réacteur n’était mis en route qu’à partir d’une altitude jugée de sécurité. Ces essais servirent notamment à évaluer le comportement d’un réacteur nucléaire embarqué. L’avion fut modifié afin de maintenir l’équipage dans des conditions de sécurité satisfaisante. Chaque vol fut accompagné d’un transport de troupes emportant des Marines prêts à intervenir en cas d’accident. Fin 1956, l’US Air Force considéra que le concept du WS-125A était irréaliste et décréta l’abandon pur et simple du programme.

Cette technologie revient cependant dans les esprits pour faire voler des drônes pendant de longues durées. Proliférant depuis leur introduction pendant les opérations au Kosovo et en Afghanistan, les drônes se sont déjà affranchis de la présence humaine. Restait la question du carburant. Pour le moment, les opinions publiques semblent (heureusement) réfractaires. Que se passera t-il le jour où nous apprendrons le vol de drônes nucléaires au-dessus de nos têtes ?

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Boeing fait voler un avion à pile hydrogène

Boeing annonce aujourd’hui avoir fait voler le premier avion avec passager grâce à une pile à hydrogène. Le prototype n’est pas spectaculaire et plus proche du planeur que de l’avion, le vol d’essai a permis au pilote de voler une vingtaine de minutes à une vitesse de 100 kilomètres à l’heure.

Boeing avion à pile à hydrogèneMais à l’heure des records quotidiens du prix du pétrole, voilà une nouvelle qui rassurera les angoissés des voyages qui ont du mal à envisager de visiter l’Australie en bateau…

A noter la participation au projet du français SAFT.

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