Tous les articles par Carl

Le cerf-volant

Si l’on n’arrive pas à dater son origine, on retrouve toutefois des textes relatant l’utilisation de cerfs-volants en Chine au deuxième siècle avant JC. Ils furent d’abord utilisés à des fins militaires pour mesurer des distances ou intimider l’ennemi. Ils furent ensuite utilisés pour la communication avant d’être mis en oeuvre pour l’observation. On rapporte l’utilisation de cerfs-volants pour le transport de personnes quelques siècles avant l’apparition de l’avion. Cette technique fut, plus récemment, mis en oeuvre par les équipages des sous-marins allemands pendant les dernières guerres afin de surveiller toute activité avec une certaine distance.

On retiendra deux records. En 1906 s’éleva au Japon un cerf-volant d’un poids de plus de deux tonnes et demie et doté d’une traîne de cent quarante six mètres. Le record d’altitude sera mesuré par l’observatoire aéronautique prussien en 1919 avec une altitude de 9750 mètres. Sans nul doute, le cerf-volant constitue l’application la plus simple du principe aérodynamique utilisé par tous les aéroplanes avant l’apparition de la sustentation qui améliorera considérablement les performances et la fiabilité de vol.

Récemment, la technique du cerf-volant à donné naissance à une nouvelle partique sportive, le kite-surf qui, à son tour, a donné naissance à un projet de centrale électrique basée sur des cerf-volants : le Kite Wind Generator.

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Le Lockheed Constellation

Si sur bien des plans les années cinquante ont été les années de la prospérité, il est une machine volante qui fait partie intégrante du décor, le « Constellation ».

Quadrimoteur avec sa très caractéristique dérive en râteau, le « Constellation » et le « Super-Constellation » servent souvent d’arrière-plan lors de l’arrivée de stars mythiques.

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Le Flyer I

S’il existe des polémiques sur le premier vol d’un plus lourd que l’air, les quatre vols des frères Wright à bord de leur Flyer I, le 17 décembre 1903, sont sans doute les premiers à ne pas tenir du hasard par la mise en oeuvre d’une architecture réaliste. Cet appareil est en effet le fruit de plusieurs années d’expérimentation de divers planeurs. Ces essais étant couverts de succès, il fut décidé de concevoir un moteur et une hélice capables d’emporter une machine dans les airs. » Lire la suite : Le Flyer I

La station orbitale Mir

Depuis sa mise en orbite par un lanceur Energia en 1986 et après les nombreuses missions des stations Saliut, les équipages de la station orbitale Mir, véritable laboratoire orbital d’observation de la vie humaine hors gravité, battent régulièrement des records de longévité de séjour en apesanteur. On assiste alors à des scènes épiques, le 30 décembre 1987, le spationaute Romanenko qui revient d’un séjour de 326 jours en orbite est transformé en véritable mutant au point où celui-ci est incapable de se mouvoir seul. C’est pour pallier à ces conséquences que le spationaute Valéry Poliakov, avant son retour sur Terre le 22 mars 1995 après un séjour record de 439 jours, a suivi un programme spécial deux mois avant son retour.

C’est à bord de Mir, alors en orbite depuis six ans, que le spationaute Krikaliov, parti le 18 mai 1991, vivra la chute du gouvernement qui l’y a envoyé, ce fut la fin de l’Union Soviétique. Faute de moyens et surtout d’organe de décision, sa mission durera dix mois au lieu des cinq prévus à l’heure de son départ. Pour ces dix mois, Krikaliov recevra une prime de 150.000 roubles soit 7.500 francs.

L’été 1995 aura vu franchir un pas dans la construction d’une future station orbitale internationale. En effet, Russes et Américains ont, pour valider le processus de collaboration, montré d’une façon éclatante qu’ils étaient capables de travailler ensemble en organisant une rencontre spatiale entre Mir et la navette spatiale américaine Atlantis. Cette rencontre, effectuée à une altitude de deux cent quatre vingt treize kilomètres d’altitude, a permis de créer les conditions de cette future collaboration en profitant de l’expérience russe en matière de séjour orbital et américaine avec leur « camion de l’espace ».

Le 23 mars 2001 verra la fin de la station Mir avec un ballet de débris précipités dans l’Océan Pacifique, spectacle dont profiteront bien peu de personnes.

Bibliographie

Le De Havilland Comet I

L’immédiat après-guerre voit, avec la renaissance de l’aviation civile, la naissance du transport aérien civil à réaction. Le pionnier de cette ère est anglais. Un cahier des charges, rédigé en décembre 1942 par le ministère de l’air en prévision de l’évolution du transport aérien, définit un avion postal doté de réacteurs, d’une cabine pressurisée et d’une capacité de charge d’une tonne de fret. Sous le nom de « Brabazon Typ 4 », la société de Havilland Aircraft Company entame des études en vue de répondre à celui-ci. » Lire la suite : Le De Havilland Comet I

La Montgolfière

« Afin que l’on se rendit compte si l’atmosphère au-dessus du sol était vraiment respirable », les frères Montgolfier firent prendre place quelques animaux à bord de leur aérostat lors de leurs premières expériences à Annonay puis à Versailles en présence du Roi et de la Cour le 19 septembre 1783.

MontgolfiereLes essais poursuivis dans les jardins de la Folie-Titon près du Faubourg Saint-Antoine à Paris, seront couronnés de succès le 19 octobre avec plusieurs ascensions de « deux cents pieds suivant l’estime commune » et donneront l’occasion à Georges Ville, graveur de l’Académie Royale, de décrire « un globe d’expérience en forme de vase de soixante-seize pieds de haut et quarante-six de diamètre. On le fit monter en l’air quatre fois aux acclamations de plus de deux mille personnes qui étaient dans le jardin ». La foule acclame ceux qu’elle critiquait encore deux jours auparavant pour la médiocrité de leurs performances.

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Le Zeppelin

Issu de la volonté et des deniers personnels du Graf von Zeppelin, ce vaisseau, qui offrait une douceur de voyage inégalée, gardera une place bien à lui dans la longue histoire de la conquête de l’air.

Illustration la plus élémentaire du principe d’Archimede, le LZ1 s’éleva dans la proximité du lac de Constance le 2 juillet 1900.

La carrière de ces ballons sera jalonnée d’accidents. Le LZ2 s’abîme sur une colline du Würtemberg le 31 mai 1909 après un voyage de douze cent kilomètres, dix mois après l’incendie du LZ1.

Bien qu’instrument de la propagande nazie, le Zeppelin n’en écrira non moins quelques pages prestigieuses de l’histoire de l’aéronautique avec, notamment, son tour du monde en vingt jours en 1929. » Lire la suite : Le Zeppelin